Avoir recours à l’ocytocine synthétique ou activer naturellement ses contractions ?

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De nos jours, plusieurs parents rédigent un plan de naissance pour ouvrir la communication avec le professionnel de la santé qui les soutient, en vue de la naissance de leur bébé. À titre de pédagogue à notre Centre professionnel de formation international, j’ai remarqué que plusieurs maternités du Québec, de la France et de la Belgique permettent maintenant aux mères de boire et de manger légèrement durant l’accouchement. Les médecins et les sages-femmes procèdent également à moins d’épisiotomies. Toutefois, le fait d’accélérer l’accouchement par la voie d’une hormone de synthèse telle que l’ocytocine (ex. : Pitocin ou Syntocinon), qui sert à faire contracter le muscle utérin, est une tendance qui semble être assez encore répandue. Le but ? Raccourcir la durée de l’accouchement.

Les effets secondaires potentiels de l’ocytocine synthétique durant l’accouchement

Or, dans une telle situation, les moyens naturels (ex. : stimuler les mamelons avec un tire-lait pour secréter de l’ocytocine naturelle ou favoriser la mobilité de la mère durant le travail) n’ont pas toujours été essayés, surtout dans le cadre de la naissance d’un premier bébé, où sa durée peut être longue. Bien entendu, dans certains cas, l’utilisation de l’ocytocine synthétique est justifiée. Par exemple, il arrive que le travail ne commence pas à l’intérieur d’un certain délai après que la mère ait « crevé ses eaux » et qu’il y ait un risque d’infection ou que le terme d’une grossesse soit dépassé de 10 jours. Toutefois, le fait d’y avoir recours ne doit pas être banalisé. En effet, l’ocytocine de synthèse peut entre autres amener des contractions plus douloureuses à la mère, avec des intervalles rapprochés et cela, dès le début du travail. Elle peut amener l’utérus à ne plus bien arriver à se relâcher entre les contractions. Une détresse fœtale, c’est-à-dire, une diminution de l’oxygénation du bébé, peut s’en suivre. L’ocytocine de synthèse peut également augmenter les risques d’hémorragie chez la mère en travail. Il ne faut donc pas hésiter à ouvrir la communication avec votre médecin, votre sage-femme et votre accompagnante à la naissance (ou dans le cadre de cours prénataux privés ou dans de petits groupes) pour mieux connaître les indications et les inconvénients de cette intervention médicale ainsi que ses alternatives. Pour en savoir davantage sur les médicaments et procédures qui pourraient vous être proposés durant votre accouchement, vous pouvez également parcourir le chapitre 2 de nos livres, « Nos cours prénataux à la maison » (Québec) et « Se préparer à l’accouchement en sept leçons » (Europe), Éditions de l’Homme. Et vous, quelle fut votre expérience en la matière ?

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2018-09-17T18:19:40+00:00 14 septembre, 2018|Conseils pratiques|

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