DPA-date prevue-accouchement

Dans le cadre des cours prénataux dans de petits groupes que j’anime chez Mère et monde depuis plus de 10 ans, la DPA ou la date prévue d’accouchement déterminée après une échographie est le premier mythe que j’aborde avec les futurs parents. Saviez-vous qu’un bébé est considéré à terme entre la 37e et la 42e semaine de grossesse, ce qui donne une date probable d’accouchement qui s’échelonne sur 5 semaines ? Vous avez ainsi peu de chance d’accoucher cette journée-là. Or, la DPA crée souvent chez les futurs parents un sentiment de date butoir en fin de grossesse, après laquelle ils s’inquiètent parfois ou qu’ils subissent les commentaires désobligeants des membres de leur entourage.

En réalité, sur le terrain, surtout lors d’une première grossesse, on observe souvent que les bébés décident de naître naturellement au cours de la 40e semaine, voire au début de la 41e semaine, ce qui signifie entre un et dix jours suivant la fameuse date. L’échographie se présente comme un outil pour les femmes dont le cycle menstruel est irrégulier ou pour celles qui ignorent le moment de leur ovulation. Sa marge d’erreur est toutefois de quelques jours. Le calcul selon les dernières menstruations peut intéresser celles qui ont un cycle régulier. Vous pouvez même faire le calcul vous-mêmes.

Induire l’accouchement ou pas en fin de grossesse ?

La plupart des établissements hospitaliers du Québec ont un protocole d’induction de l’accouchement à partir de 41 semaines de grossesse + 3 jours. Votre médecin peut vous prescrire certains tests, comme le tracé de réactivité fœtale (TRF) et le profil biophysique (BPP) qui permettront d’évaluer, si dans votre cas bien précisément, l’induction de l’accouchement est recommandée ou si la grossesse peut se poursuivre quelques jours après la DPA. Notez que si votre col utérin n’est pas suffisamment dilaté, l’induction médicale peut augmenter vos risques d’accoucher par la voie d’une césarienne. N’hésitez donc pas à discuter de vos options avec votre médecin et votre accompagnante à la naissance. Préparez-vous à l’accouchement avec notre livre, “Nos cours prénataux à la maison”, pour favoriser la participation de votre partenaire.

Vous l’aurez compris : la patience est de mise en fin de grossesse, cela même si vous avez hâte de rencontrer votre petit trésor, que vous subissez les inconvénients d’une canicule ou que votre médecin part en vacances. Bien sûr, il y a des indications (ex. : risques de prééclampsie) où provoquer l’accouchement est nécessaire, en fin de grossesse. Sinon, faites confiance à votre bébé ; parlez-lui et dites-lui que vous l’attendez avec beaucoup d’amour. On ne le dira jamais assez : essayez de lâcher prise. Profitez de la fin de votre grossesse pour vous dorloter et aller au théâtre en amoureux. Bougez : allez nager, marchez, faites du yoga. Consultez même un acupuncteur. Fuyez les conversations autour de la DPA sur les réseaux sociaux ; mentionnez-y que votre bébé se maintient encore au chaud pour son plus grand bien ! En fin de grossesse, c’est parfois une question d’heures avant que le travail de l’accouchement ne s’enclenche naturellement. Votre bébé ne le perdra pas de vue. Et vous, quelle est ou quelle fut votre expérience ?

Réécriture complète et mise à jour de ce billet antérieur.

 

LA DPA : un mythe ou pas ?
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