Secouer son bébé, c’est trop facile.

J’ai quatre enfants, quatre jeunes enfants. J’ai eu mon premier à 22 ans, âge où je n’étais pas reconnue pour ma patience légendaire. Il n’avait que quatre ans lorsque j’ai accouché de ma troisième; mes mousses sont nés à plus ou moins deux ans d’intervalle, sauf pour la dernière. Sur quatre, je n’ai pas pigé une seule fois le modèle qu’on utilise dans les films américains, soit le bébé qui gazouille en toutes circonstances et s’endort sans trop qu’on s’en rende compte.
J’ai eu quatre bébés plutôt difficiles en fait. Ce n’était pas leur faute, c’était la faute du reflux gastro-oesophagien. N’empêche que, j’ai eu quatre enfants irritables. Un moins que les autres… donc trois très irritables. Trois qui, durant une bonne période, pleuraient d’inconfort à cœur de jour, étaient difficiles à nourrir, et dormaient mal (et moi aussi…). Trois qui, même si je les aime plus que tout, rendaient certaines journées assez pénibles en me grugant le peu de patience qu’il me restait. J’ai fait bien des choses pour passer ma colère ces jours-là. (suite…)