Déjà un an que j’ai accompagné ce couple adorable, et que j’ai vu naître leur deuxième trésor. Je vous invite à plonger dans l’univers de cette maman, le jeudi 13 septembre 2012…

Aujourd’hui, j’ai rendez-vous avec mon médecin pour faire le suivi de mes 37 belles semaines de grossesse complétées. Mon col n’a pas bougé depuis la dernière fois, je suis toujours dilatée à 1 cm et demi. Mais… surprise, surprise! Pour une raison que j’ignore encore, mon médecin décide de me faire un stripping sans me le dire. Eh oui, un stripping à 37 semaines. Cela ne m’inquiète pas trop puisque je n’ai pas eu vraiment de contractions avant et je me dis que ça ne changera pas grand-chose. Erreur!    

La nuit passe et le lendemain matin, je vais reconduire ma fille à la garderie. De retour à la maison, j’ai quelques contractions mais rien de bien constant. Puisque je ne suis pas encore à terme je ne m’en fais pas avec cela; la journée s’annonce très belle comme j’ai prévu faire un peu de couture pour me détendre…

… Ouch! Une contraction un peu plus douloureuse. Mmm… je me dis « tiens tiens!  Je vais appeler Jessie, mon accompagnante à la naissance, pour savoir ce qu’elle en pense ». Nous voilà donc au téléphone, elle me rassure comme à l’habitude et me dit de rester quand même aux aguets, mais n’a pas l’impression que c’est une phase de latence… quand soudain, j’ai une autre contraction qui m’empêche de lui parler. J’entends un petit stress dans sa voix mais nous décidons de ne pas s’inquiéter et nous raccrochons.

Quinze minutes plus tard, Jessie reprend de mes nouvelles (je vois qu’elle doute un peu si ce n’est pas le travail qui commence finalement).  Mes contractions sont arrêtées! La soirée continue et vers 21h je me mets au lit. Mon chum est parti voir une pièce de théâtre alors je suis seule avec ma fille à la maison. Je recommence à avoir des contractions et j’utilise mon iPad pour noter les intervalles qui commencent vraiment à être plus courtes et constantes. Mon conjoint arrive finalement à la maison et on calcule ensemble; comme elles s’arrêtent et recommencent, je m’endors sans trop de stress.

Vers 2h00 du matin, mes contractions me réveillent. Mon chum se réveille lui aussi et décide d’aller prendre une douche. Et si c’était MAINTENANT? À son retour, je décide d’aller dans le bain pour voir si les contractions arrêtent ou s’accélèrent. Quelques minutes après m’être confortablement installée dans le bain, je commence à perdre un peu de bouchon muqueux et je sens mon fils descendre dans mon ventre. C’est là que tout déboule…

Je sors du bain, j’appelle à la maternité et on se prépare à partir. On réveille ma fille et on la met dans la voiture à toute vitesse. Ma mère nous attend à l’hôpital et s’occupera d’elle à notre arrivée. En route, j’appelle Jessie et je l’informe que c’est maintenant le temps d’accueillir notre petit Léo. J’envoie aussi un message texte à ma sœur qui travaille comme inhalothérapeute à l’hôpital et heureusement, elle est de garde ce soir et me répond qu’elle m’attend à l’étage (quel soulagement!).

On arrive à l’hôpital et on se stationne dans l’entrée des ambulances où une infirmière nous fait signe de nous déplacer. Je sors de la voiture et elle comprend rapidement. Elle court me chercher une chaise roulante avant de me monter gentiment à l’aile des naissances. Pendant ce temps, mon chum va retrouver ma mère pour lui donner ma fille. En sortant de l’ascenseur, je vois ma sœur qui m’attend… Je suis si contente de la voir et soulagée de l’avoir à mes côtés. Je fonds en larmes,  j’ai peur… J’ai vraiment peur puisque l’accouchement de ma fille a été très difficile pour moi et j’en garde un mauvais souvenir. La douleur, la dilatation rapide puis lente, les heures qui passent sans être bien soulagée, la longue poussée et la ventouse… J’anticipe de revivre la même chose.

On me place dans une chambre et on m’examine : je suis dilatée à 4 cm et je demande la péridurale sans attendre. Même si celle reçue à mon premier accouchement n’avait pas été efficace, j’ai quand même choisi de la recevoir en toute connaissance de cause. Je sais qu’elle n’est ni magique, ni infaillible maintenant, et j’ai confiance que mon expérience passée était un cas isolé. Heureusement pour moi, c’est ma sœur qui assiste l’anesthésiste et cette fois, ça fonctionne à merveille.

Jessie arrive tout de suite après ma péridurale et me rassure car je doute que cet état de bien-être (sans douleur) ne soit que passager. Durant les sept prochaines heures, nous passons un très beau moment à parler de tout et de rien avec Jessie, ma sœur et mon chum. Bref, tout va bien et je ne ressens presque aucune douleur. Je n’en reviens tout simplement pas à quel point cet accouchement est différent du précédent… mais je redoute quand même la suite!

Vers 11h00, on m’ausculte une dernière fois et je suis dilatée à 9 cm. Depuis un moment, le cœur de mon bébé montre des signes de fatigue. On m’a encouragé à changer de position fréquemment, on a essayé une position de la méthode de Gasquet pour dégager mon bassin et le bébé. Les décélérations sont toujours présentes (et un peu inquiétantes), alors on me propose de pousser pour voir si cela ne pourrait pas aider à compléter la dilatation. Ça fonctionne! Tout le monde se prépare pour la poussée!! Le médecin accepte que mon chum attrape mon fils à sa sortie… Cinq minutes plus tard (contrairement à 2h30 de poussée pour ma fille), mon fils vient au monde! J’avais anticipé pour rien, finalement! C’est mon chum qui le dépose sur moi. Dans ma tête, c’est presque impossible. Je le regarde, il est si petit … la première chose à laquelle je pense est celle-ci : il n’est pas terminé. Un minuscule 6,5 lbs contrairement à ma fille qui pesait presque 8 lbs à la naissance. J’avais si hâte de le rencontrer, mon fils… mon petit amour… mon loulou d’amour.