La Presse
Santé, dimanche 26 juillet 1998, p. C1

La péridurale
Informe-t-on les femmes des risques?

Vadeboncoeur, Hélène

La péridurale, connue sous le nom d'épidurale au Québec, est de plus en plus utilisée dans les centres hospitaliers pour soulager les douleurs de l'accouchement.

Au Québec le taux de péridurales pour les accouchements a presque doublé en 14 ans, passant de 21 % en 1982-1983 à 38,8 % en 1996-1997. Dans les grands centres (Montréal, Québec et Sherbrooke), plus de la moitié des femmes ayant mis au monde un enfant ont eu une péridurale.

Mais des sages-femmes et des infirmières, tant chez nous qu'ailleurs, de même que des chercheurs s'inquiètent de ces taux de péridurales et de leurs effets sur la mère ou sur le bébé.

L'année dernière avait lieu, à Washington, un symposium organisé par l'American College of Nurse-Midwives et par la National Association of Childbearing Centers. On s'inquiétait particulièrement de l'effet de la péridurale sur l'accouchement, des complications possibles, du peu de données disponibles et du manque d'information des femmes sur ce sujet.

Et l'année d'avant, en 1996, l'Organisation mondiale de la santé soulignait l'utilisation souvent inappropriée de la péridurale. Elle remettait en question son utilisation chez les femmes dont la grossesse et l'accouchement présentent peu de risques et se demandait si un accouchement sous péridurale pouvait encore être considéré comme «normal», à cause de son effet sur le travail.

Certaines s'en tirent en effet moins bien lorsqu'elles reçoivent une péridurale pendant leur accouchement. Or, les femmes ne sont pas toujours renseignées adéquatement sur le sujet, lorsqu'elles acceptent l'intervention. F., infirmière en obstétrique, l'a régulièrement observé: «La péridurale, c'est un «package deal» et les femmes ne sont pas nécessairement informées de ce qui vient avec.»

Les deux anesthésistes interviewées par La Presse, les docteurs Martine Pirlet et Renée Bolduc, ne s'inquiètent pas des complications, car elles sont formées pour les traiter. Elles admettent toutefois qu'on ne parle aux patientes que des complications les plus fréquentes, et encore ne le fait-on que dans des conditions qui sont loin d'être idéales, alors que les femmes sont en plein travail et pressées d'en finir avec la douleur: «On nous a enseigné à ne parler que des complications susceptibles de survenir à au moins 1 % des patientes», dit le docteur Bolduc. Or, il est important, en pratique médicale, selon une avocate en droit de la santé, Me Danielle Chalifoux, de renseigner les patients non seulement sur les complications les plus fréquentes, mais aussi sur les plus graves, même si elles sont plus rares.

Alors que la péridurale est une technique de plus en plus répandue, la recherche a surtout démontré ses effets négatifs sur le travail et l'accouchement, ce que l'infirmière F. appelle «une désorganisation du travail».

Les accouchements sous péridurale se terminent quatre fois plus souvent par l'utilisation de forceps ou de ventouse pour sortir le bébé, surtout quand on continue de l'administrer durant la poussée, ou quand on effectue un bloc moteur total (gel des fibres nerveuses servant à la motricité des jambes). La péridurale relaxe le plancher pelvien et diminue sa capacité de pousser le bébé vers la sortie. La rotation de la tête du bébé se fait souvent mal. Et les césariennes sont plus fréquentes, surtout lorsqu'on les administre trop tôt, c'est-à-dire avant 3 à 5 cm de dilatation du col: arrêt de progression du travail, mauvaise présentation du bébé, détresse foetale.

La péridurale peut par ailleurs affecter la santé des mères et, parfois, les bébés. Les complications peuvent provenir soit de la technique (introduction de l'aiguille ou du cathéter), soit des médicaments employés, soit être reliées au lieu de l'injection (infections pouvant aller jusqu'à une méningite, même si cela est très rare).

Les études sur ces complications ne sont généralement pas des études randomisées, avec échantillonnage aléatoire (les plus fiables sur le plan scientifique), et elles n'ont pas été systématiques. Il est donc difficile de connaître la fréquence réelle et la durée de toutes les complications.

Les risques

Certaines complications sont fréquentes et relativement bénignes. La péridurale, selon le docteur Urbanski, pédiatre à l'Hôpital général de LaSalle, provoque fréquemment une chute de tension artérielle chez la mère (souvent associée à des nausées et des vomissements) et un score Apgar (un test pour évaluer l'état général du bébé) un peu plus bas chez le bébé. Toutefois, souligne-t-il, «je n'ai pas vu de complications sérieuses survenir chez les bébés en 15 ans de pratique». Il précise que l'administration de Démerol ou encore le «bloc honteux» (l'anesthésie locale du périnée) affectent plus les bébés, ce qu'a aussi constaté le docteur Vania Jimenez, médecin de famille à l'Hôpital général juif de Montréal.

Par ailleurs, la péridurale peut aussi entraîner des maux de tête incapacitants (une femme sur cent) pouvant durer jusqu'à 15 jours, lorsque par inadvertance on perce la dure-mère (voir schéma). La pose d'une sonde urinaire est nécessaire et celle-ci ne peut être enlevée que plusieurs heures après l'accouchement.

Une faiblesse des jambes durant quelques heures après la naissance est aussi chose courante. Et les femmes sous péridurale feraient, selon une étude récente, plus de fièvre que les autres. Certaines souffrent de démangeaisons intenses, tandis que d'autres voient certains effets durer longtemps après l'accouchement (maux de dos, de cou ou de tête, selon certaines études). Mais il est difficile de prouver que ces derniers effets peuvent être reliés à la péridurale administrée des années auparavant.

Les complications graves sont heureusement beaucoup plus rares et sont généralement reliées à une technique déficiente: injection de l'agent anesthésiant directement dans une veine (possibilité d'arrêt cardiaque ou d'intoxication cérébrale); des réactions allergiques analphylactiques à l'un des médicaments ou des complications neurologiques (insuffisance respiratoire ou paralysie); détresse respiratoire due aux narcotiques; graves convulsions (1/9000); dommages permanents aux nerfs (1/100 000).

C'est une de ces rares complications qui s'est peut-être produite pour Bianca.

«Dès qu'ils m'ont mis la péridurale, j'ai senti que quelque chose ne tournait pas rond. Cela ne ressemblait pas à ma première péridurale. On m'a alors endormie. Au réveil, j'ai éprouvé des sensations indéfinissables. Puis, les mois suivant la naissance, je me foulais la cheville à répétition. Un podiatre a finalement diagnostiqué un «pied tombant» (faiblesse du pied); je traînais la patte, je ne sentais pas mes orteils et ça montait parfois jusqu'au milieu du dos. J'ai été traitée, mais mon pied et ma cheville demeurent faibles: je suis incapable de partir à courir. J'ai vu un neurologue; il n'a rien trouvé. Tous les médecins consultés nient la possibilité d'un lien entre ma seconde péridurale et ces problèmes. En tout cas, pour la naissance de mes deux autres enfants, je n'ai pas eu de péridurale.»

Le bébé vulnérable

En ce qui concerne les bébés, contrairement à ce qu'on a longtemps cru, les médicaments administrés à la mère pendant la grossesse ou l'accouchement traversent le placenta. Ce qu'on craint le plus pour le bébé, même s'il est rare, est un effet persistant sur son rythme cardiaque, un ralentissement appelé bradycardie. Habituellement, il s'estompe au bout de quelques minutes. Mais quand il se prolonge, c'est sérieux, comme le rapporte F., infirmière en obstétrique: «J'ai vu cela deux fois en quelques années de pratique, et quand le coeur ne remonte pas, c'est paniquant».

D'autres études ont montré que la motricité des bébés, leur orientation dans l'espace et leur degré de nervosité étaient affectés pendant quelques semaines après leur naissance. Ces effets semblent mineurs mais on ignore à l'heure actuelle s'ils le sont réellement et s'ils perdurent. Les chercheurs réunis à Washington en 1996 trouvaient particulièrement inquiétant que les effets de la péridurale sur les jeunes enfants n'aient pas été plus étudiés.

Note : Les statistiques proviennent du service de développement d'indicateurs, au ministère de la Santé et des Services sociaux.

SOULAGER AUTREMENT LA DOULEUR DES CONTRACTIONS

La douleur des contractions est très intense pour la plupart des femmes. Pour Céline Lemay, sage-femme, cette douleur signifie que le bébé s'en vient, et non pas, comme toute autre douleur physique, que quelque chose va mal.

Selon F., infirmière, «on oublie qu'il y a d'autres outils pour soulager la douleur des contractions. On aurait avantage à les utiliser, avant de demander une péridurale, qui peut entraîner des complications». C'est ce qu'on fait dans certains hôpitaux, par exemple Anna-Laberge ou Pierre-Boucher. Et dans les maisons de naissance, les femmes accouchent sans péridurale.

C'est d'ailleurs là qu'a choisi d'accoucher... une anesthésiste, Renée Bolduc, en 1996 et en 1997: «Je voulais autre chose pour mes accouchements. Je crois qu'un accouchement est la plus belle expérience que peut vivre une femme, même si cela fait mal. Pour moi, la douleur est nécessaire pour nous ouvrir, nous préparer à la séparation d'avec notre bébé, à la vie avec un enfant.»

Accompagnement

Il y a donc d'autres manières de traverser la douleur de l'accouchement. Mais quelles sont-elles?

Une des plus importantes serait d'avoir une accompagnante à ses côtés pendant son accouchement. Cela peut s'avérer très précieux. Les personnes formées à l'accompagnement, des infirmières, sages-femmes, éducatrices prénatales ou femmes ayant accouché, soutiennent et encouragent les femmes et leurs conjoints durant l'accouchement. Et une bonne accompagnante, qui voit le couple pendant la grossesse et anime même souvent des rencontres prénatales, respectera la place que le conjoint désire prendre durant l'accouchement.

Plusieurs études ont démontré, par ailleurs, que l'accompagnement avait pour principaux effets de réduire la durée du travail, de diminuer les taux d'interventions (y compris la césarienne) et de réduire le nombre de bébés ayant un Apgar inférieur à sept à cinq minutes. En fait, tout le contraire des effets de la péridurale! Au Canada, la Société des obstétriciens et gynécologues recommande maintenant que chaque femme qui accouche puisse bénéficier pendant tout son travail du soutien continu d'une personne formée à cet effet.

Outre l'accompagnement, les mesures suivantes peuvent aider à soulager les douleurs pendant le travail: prendre une douche chaude, ou mieux, un bain chaud (à la température du corps); des compresses chaudes au bas du ventre et du dos; des massages du dos et des cuisses, des injections d'eau stérile dans le bas du dos (une pratique récente qui commence à se répandre dans certains hôpitaux); se nourrir légèrement, bien s'hydrater, changer souvent de position, demeurer à la verticale le plus possible, ou encore recevoir un traitement d'acupuncture ou un traitement d'électrostimulation neuromusculaire (connu en anglais sous le nom de TENS, pour Transcutaneous Electro Neuro Stimulation).

On peut aussi prévenir l'apparition de douleurs trop intenses ou trop rapprochées en s'assurant que personne ne crèvera les eaux ou ne stimulera le travail au moyen d'ocytocine si le travail progresse bien: ces deux mesures accélèrent le travail mais donnent aussi lieu à des contractions plus difficiles à gérer ou à supporter.

Il reste que seule la femme en travail peut juger, finalement, de la pertinence d'une péridurale. Si son travail est très long, que le personnel est débordé, qu'elle manque de soutien et commence à se sentir épuisée, une péridurale pourrait peut-être l'aider.

Ce fut le cas pour Véronique: «J'étais euphorique quand j'ai enfin eu une péridurale, après 12 heures de travail de latence (avant 3 cm de dilatation); mes contractions étaient extrêmement douloureuses. Pour moi, cette péridurale a fait toute la différence, puisqu'en une heure et demie, je suis passée de 3 cm de dilatation à 10 cm.» De plus, des femmes ayant connu l'inceste, l'abus sexuel ou le viol peuvent vivre difficilement la douleur des contractions et le passage du bébé.

L'ABC DE LA PÉRIDURALE

Une péridurale est une forme d'anesthésie régionale où l'on insensibilise les nerfs menant à l'utérus.

On demande à la femme en travail de se coucher sur le côté en position repliée, ou de s'asseoir, le dos courbé. Il est très important qu'elle reste parfaitement immobile pendant l'introduction de l'aiguille dans ce qu'on appelle «l'espace épidural», où se trouvent les terminaisons nerveuses provenant de l'utérus ou du périnée. On injecte le médicament près de la colonne vertébrale, dans la région lombaire (voir schéma), généralement entre la troisième et la quatrième vertèbre.

Une fois l'aiguille à la bonne place, on insère un cathéter (tube de plastique) qu'on colle à la peau et qui servira à l'administration du ou des médicaments. Ceux-ci sont un agent anesthésiant (le plus souvent de la bupivacaïne) auquel on ajoute fréquemment un narcotique et parfois un anti-hypertenseur. La dose de l'agent anesthésiant peut varier d'un hôpital à l'autre.

On surveille la tension artérielle de la mère et le coeur du bébé après l'injection du médicament, car la baisse de tension artérielle provoque une diminution de l'apport de sang au placenta et moins d'oxygène se rend au bébé. On peut aussi prévenir cette chute de tension chez la mère en administrant une quantité plus grande de liquide par soluté.

Lorsqu'on est sous péridurale, on doit demeurer reliée à un moniteur de surveillance électronique du rythme cardiaque du bébé et à un soluté. Cela implique généralement de rester au lit, d'autant plus que les jambes d'une femme sous péridurale ne peuvent pas la porter. Les années 90 ont cependant vu la naissance d'une péridurale qui permet de demeurer mobile. Toutefois, elle n'est pas encore - sauf exception - offerte au Québec.

Un dosage différent des médicaments est alors employé: on insensibilise les fibres nerveuses sensorielles (celles qui transmettent la sensation de douleur) mais non les fibres nerveuses servant à la motricité des jambes. Dans ce cas, le mélange contient plus de narcotiques.

L'an dernier, Le Soleil rapportait qu'un hôpital de Québec a commencé à utiliser un autre agent anesthésiant, la ropivacaïne, qui insensibilise moins les muscles abdominaux et les fibres nerveuses reliées à la motricité: les femmes poussent mieux lors de la deuxième phase du travail. De plus, ce nouveau médicament est moins toxique pour le coeur, selon le docteur Renée Bolduc. Il y a aussi moyen de faciliter la poussée en diminuant la dose de médicament anesthésiant ou en arrêtant d'en donner vers la fin de la dilatation du col.

L'administration du médicament peut être continue ou périodique (à intervalles réguliers, sur demande de la femme ou réglée par celle-ci). La douleur disparaît ou s'atténue considérablement chez 85 à 90 % des femmes, 20 à 30 minutes après l'injection initiale du médicament.

POURQUOI TANT DE PÉRIDURALES?

Dans certains hôpitaux québécois, près des trois quarts des femmes accouchent sous péridurale. Il s'agit souvent d'hôpitaux universitaires où l'on forme les médecins anesthésistes. Cela pourrait expliquer ce taux élevé de péridurales, mais il existe d'autres raisons à l'origine du recours croissant à la péridurale.

Le docteur Vania Jimenez l'interprète ainsi: «Notre société est moins tolérante envers les manifestations de la vie, qu'il s'agisse de la naissance, de la mort, ou de le douleur. On manque de temps pour accompagner les gens dans ce qu'ils vivent».

Céline Lemay, sage-femme à la Maison des naissances du CLSC Lac-Saint-Louis, partage cet avis, soulignant qu'«on vit à une époque où c'est mieux de ne rien sentir, mais quand on ne sent plus rien physiquement, il se produit aussi un détachement de l'expérience sur le plan émotif».

Lien mère-enfant

C'est cet aspect qui inquiète personnellement le docteur Renée Bolduc, anesthésiste: la péridurale pourrait-elle affecter le lien mère-enfant? La psychologue Brigitte Dohmen s'interroge aussi sur cet effet possible de la péridurale; pour elle, la douleur marque la séparation du corps de la mère d'avec celui du bébé, séparation qui est aussi symbolique. La douleur confirme que «l'enfant ne fait plus partie de moi, je l'ai vécu dans mes tripes».

La péridurale peut aussi avoir, selon des professionnels, des effets pervers, comme constituer un moyen de contrôler la femme en travail, rendue vulnérable à diverses interventions. Elle peut, par exemple, donner lieu à des examens vaginaux répétés ou à la pose de forceps effectuée avec moins de soin, puisque la femme ne ressent rien. Comme le disait une infirmière-stagiaire: «Au moins 'sont toutes gelées, on peut se pratiquer sur eux autres.» C'est ce qui a fait regretter à Josée d'avoir accepté la péridurale, car on a dû aider son bébé à descendre: «Ils ont rentré les forceps pour faire ça, j'ai eu une épisiotomie plus 47 points de suture à l'intérieur du vagin. L'épisiotomie a bien guéri mais les autres points ont été douloureux pendant six mois.»

Et comme l'a entendu F., infirmière, à plus d'une occasion, cela peut aussi devenir un moyen de faire taire les femmes: «À crie ben, elle, ça me donne mal à la tête. Faites-moi venir l'anesthésiste!»

Les études ont montré par ailleurs que plus une technique est disponible, plus on l'utilise. De plus, l'entourage de la femme en travail, qu'il s'agisse du personnel ou du conjoint, jouerait fréquemment un rôle dans la décision d'avoir une péridurale.

Pour le Dr Bolduc, mère de deux jeunes enfants, cette influence est majeure: «Tu es hypervulnérable, sensible, ouverte, lorsque tu es en travail.» Et pour Ginette, infirmière et mère de deux enfants nés sans péridurale, l'influence du conjoint fut particulièrement importante: la patience que celui-ci manifestait pendant ses accouchements, son soutien et finalement sa suggestion d'aller dans le bain alors qu'elle commençait à parler de péridurale ont fait la différence.

Conjoint et infirmières

Selon F., infirmière en obstétrique, cette influence de l'entourage se répartirait ainsi: «Je dirais que dans 5 à 10 % des cas, c'est beaucoup à cause du mari, qui panique et qui y tient; dans 20 à 25 % des cas c'est la femme qui la demande et dans 50 % des cas, cela dépend de l'attitude de l'infirmière.»

Elle sait de quoi elle parle, puisqu'à son troisième accouchement «il y avait beaucoup de monde mais personne n'était là pour moi. Mon conjoint s'était endormi. J'étais rendue à quatre centimètres. Une jeune infirmière m'a communiqué son inquiétude de me voir en douleurs, alors j'ai insisté pour qu'on me donne «quelque chose». Une infirmière plus âgée est alors entrée et a constaté que je retenais ma respiration. Elle m'a réconfortée, m'a aidée à respirer, et 15 minutes plus tard, j'étais complètement dilatée. En sept minutes mon bébé est sorti. Si cette infirmière n'était pas intervenue, j'aurais eu «quelque chose» et mon bébé aurait été plus amorti

Par ailleurs, de plus en plus, la péridurale est non seulement proposée par des intervenants inconfortables devant la douleur des femmes, ignorant comment les soulager autrement, mais aussi par des intervenants pressés, débordés, oeuvrant dans un environnement affecté par les compressions budgétaires de ces dernières années: deux études effectuées récemment dans deux gros hôpitaux (Toronto et Montréal) ont en effet démontré que les infirmières en obstétrique ne consacrent que 6 à 9 % de leur temps au soutien des femmes en travail.


Illustration(s) :

Courville, Denis
La
péridurale est injectée dans l'espace où se trouvent les terminaisons nerveuses provenant de l'utérus ou du périnée, près de la colone vertébrale. Pendant une césarienne, elle permet à la mère de voir naître son bébé en compagnie de son conjoint.
S'il est une situation où les avantages de la péridurale dépassent clairement les risques, c'est la césarienne.
C'est dans des rencontres prénatales comme celle-ci, à la maison de naissances du CLSC Lac-Saint-Louis, à Pointe-Claire, que les femmes deviennent plus confiantes dans leurs capacités de faire face à la douleur de l'accouchement sans péridurale.


Catégorie : Sciences et techniques
Sujets - La Presse : Maladies, traitement, prévention, etc.; Santé humaine et médecine; Femmes
Lieu(x) géographique(s) - La Presse : Québec
Type(s) d'article : Illustration, photo, etc.; Chronique; Statistique
Taille : Long, 2375 mots

© 1998 La Presse. Tous droits réservés.